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LOUIS XIII (14/05/1610-14/05/1643)
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Écu d'argent, 3e type, 2e poinçon de Warin |
| N° v52_0567 |
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Date : 1643
Mint name : Lyon Quantity minted : 46863 exemplaires Metal : silver Diameter : 38,5mm Orientation dies : 6h. Weight : 27,07g. Rarity : R3
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| Condition : VF/aEF |
Starting price : 1 750 € Estimate : 2 900 €
Realised price : 1 750 € Number of bids : 1 Maximum bid : 3 200 € |
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Coments on the condition : Cet écu est frappé sur un flan large et régulier. Coup sur le sourcil du roi et devant le visage. Usure au niveau du portrait et petite faiblesse de frappe au niveau de l’écu de France. |
Catalogue references : C.1664 - G.52 - Dr.62 - Dy.1349 - Dr.2/104
Obverse legend : LVDOVICVS. XIII. D. - G. FR. ET. NAV. REX. Obverse description : Buste lauré, drapé et cuirassé de Louis XIII à droite, avec baies dans la couronne. Obverse translation : (Louis XIII, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre). Reverse legend : (Mm) SIT. NOMEN. DOMINI. - D - .BENEDICTVM. 1643. Reverse description : Écu de France couronné. Reverse translation : (Béni soit le nom du Seigneur). |
Commentaries : Le type de Warin est l'un des plus beaux du monnayage français. Il fut seulement frappé en 1642 et 1643 dans les ateliers de Paris et de Lyon. Les écus frappés à Lyon sont nettement plus rares que ceux de Paris. | Historical background : Fils de Henri IV et de Marie de Médicis, Louis XIII naquit à Fontainebleau en 1601. Roi en 1610, il régna d'abord sous la régence de sa mère, qui suivit une politique de conciliation avec l'Espagne et combla les Grands de faveurs pour s'assurer leur tranquillité. Les États généraux, réunis en 1614-1615, montrèrent la désunion des Ordres et l'impossibilité de réformes financières. Le favori de la régente, Concino Concini, marquis d'Ancre, fut a la tête des affaires jusqu'en 1617, date de son assassinat sur ordre du roi. Le nouveau favori, Albert de Luynes, reçut la dignité de connétable et gouverna jusqu'à sa mort devant Montauban en 1621, continuant une politique extérieure favorable aux Habsbourg. Revenue au pouvoir, la reine-mère fit entrer au Conseil l'une de ses créatures, Richelieu, ancien évêque de Luçon. À partir de 1626 et jusqu'à la fin du règne, Richelieu fut comme premier ministre le maître absolu de l'État. Les complots successifs de Marie de Médicis, de Gaston d'Orléans, d'Anne d'Autriche et de Cinq-Mars ne purent venir à bout de la faveur du cardinal. Il soumit le parti protestant (prise de La Rochelle, 1628, édit de grâce d'Alès, 1629) et fit entrer la France dans la guerre de Trente Ans, guerre d'abord couverte (1630) puis ouverte (1635). Cette longue entreprise ' d'abaissement de la maison d'Autriche ' allait durer jusqu'en 1659. Richelieu n'en vit pas la fin, mais put assister à la conquête de l'Artois, de l'Alsace et du Roussillon. Avec les années 1630, arriva une ' révolution dans l'art de gouverner ' correspondant au ministériat de Richelieu et à l'entrée de la France dans la guerre de Trente Ans. Dans le contexte de la ' révolution militaire ' du XVIIe siècle (effectifs décuplés, prépondérance de l'infanterie et des armes à feu, fortification bastionnée), l'effort de guerre sans précédent imposa et justifia un État tout-puissant, animé par la seule raison d'État. ' Géant du grand siècle ', étudiée par les Anglo-saxons plus que par les historiens de l'Hexagone, l'armée française devint un Léviathan armé ; l'impôt qui la nourrit pesa comme jamais auparavant. L'exercice du pouvoir gagna en efficacité, avec l'organisation du Conseil d'État et l'institution des intendants. Un premier contrôle de l'opinion et de la langue se mit en place (institution de l'Académie française, création de la Gazette de France). Le pouvoir tendit aussi à la brutalité : évoquant le début des années 1630, Omer Talon écrit que ' l'on voulait les choses par autorité et non par concert '. La Fronde apparaît comme une réaction ratée à ces changements trop rapides. Roi guerrier, roi pénétré de ses devoirs, Louis XIII laissa faire le Grand Cardinal tout en conservant la direction des armées, qu'il conduisit avec bravoure (siège de La Rochelle, 1628, affaire du Pas de Suse, 1629, conquête du Roussillon, 1642). Il se servit de Richelieu sans l'aimer, mais après sa mort, en 1642, conserva ses ministres et continua sa politique jusqu'à sa mort survenue l'année suivante. D'Anne d'Autriche épousée en 1614, il avait eu deux fils, Louis XIV et Philippe d'Orléans.
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