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HERENNIA ETRUSCILLA (+251) Herennia Cupressenia Etruscilla Femme de Trajan Dèce, mère d'Hérennius Étruscus et d'Hostilien - Augusta (249-251)
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Double sesterce ou médaillon, (GB, Æ 38) |
| N° v45_0502 |
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Date : 250
Mint name : Rome Metal : copper Diameter : 38mm Orientation dies : 12h. Weight : 39,78g. Rarity : R3
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| Condition : EF |
Starting price : 2 800 € Estimate : 7 500 €
Realised price : 5 400 € Number of bids : 5 Maximum bid : 20 100 € |
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Coments on the condition : Exemplaire sur un flan exceptionnel, épais, large, très irrégulier, éclaté au droit à 5 heures avec un manque de métal important au revers entre 5 et 6 heures, pour ce type monétaire l’un des plus rares pour le règne de Trajan Dèce. Portrait tout à fait fantastique, de toute beauté où tous les détails de la chevelure sont visibles. Revers de haut relief, bien venu. Magnifique patine vert olive foncé. |
Catalogue references : C.21 (80f.) - RIC.136 a - HCC.- - RCV.9502 (9000$)
Obverse legend : HERENNIA ETRVSCILLA AVG. Obverse description : Buste diadémé et drapé d'Étruscille à droite posé sur un croissant, vu de trois quarts en avant (L15). Obverse translation : “Herennia Etruscilla Augusta”, (Herennia Étruscille augusta). Reverse legend : PVDICITIA AVG/ -|-// SC. Reverse description : Pudicitia (la Pudeur) drapée et voilée assise à gauche, relevant son voile de la main droite et tenant un sceptre transversal de la gauche. Reverse translation : “Pudicitia Augustæ”, (La Pudeur de l'augusta). |
Additional information : Le croissant, marque et symbole du double sesterce est exceptionnel sur notre exemplaire. Magnifique drapé. La chevelure de l’impératrice est extrêmement bien venue sur notre exemplaire et finement détaillée. Dans la seconde édition du Cohen, le double sesterce de Trajan Dèce cotait 30 francs or alors que celui d’Etruscille était estimé à 80 francs or. | Commentaries : La troisième émission de Dèce est exceptionnelle à plusieurs titres. Durant cette émission, le semis, abandonné depuis les Antonins, fut réintroduit. Une nouvelle monnaie de bronze fait son apparition : le double sesterce, dont la valeur est d'un demi-denier (le sesterce simple étant un quart de denier), c'est-à-dire la même valeur qu'un quinaire d'argent. Cette émission correspond probablement à une courte tentative de réforme monétaire, où les monnaies de bronze prennent une nouvelle importance. La frappe de ces deux dénominations exceptionnelles fut abandonnée dès l'émission suivante ; le double sesterce fera une autre apparition sur le monnayage de l'empereur gaulois Postume. Trajan Dèce créa une nouvelle dénomination de bronze, le double sesterce, éphémère et qui ne lui survécut pas. Au XIXème siècle ces grands bronzes étaient considérés comme des médaillons. Pour Éruscille, le double sesterce est associé à la Pudeur. Le revers Pudicitia est souvent associé aux Impératrices, modèle des vertus de la femme romaine. Ce revers traditionnellement réservé aux femmes fait un retour en force à un moment où Trajan Dèce essaie de valoriser les vertus romaines et lance la grande persécution contre les chrétiens, immortalisée par Corneille dans Polyeucte. . | Historical background : Étruscille est issue de l'aristocratie italienne. Elle est âgée d'une quarantaine d'années lorsqu'elle reçoit le titre d'augusta en 249, dans le cadre de la seconde émission de Trajan Dèce. L'année suivante, son fils aîné Herennius Étruscus reçoit le titre de césar, puis est proclamé auguste quand son père part combattre les Goths. Ils y trouveront tous les deux la mort. Avant de partir, Trajan Dèce a nommé césar son second fils, Hostilien qui est proclamé auguste après la mort de son père et de son frère, peut-être à l'instigation du nouvel auguste, Trébonien Galle. Étruscille, qui était restée à Rome, continue d'être associée au monnayage. Hostilien meurt à la fin de l'été ou au début de l'automne 251, victime de la peste ou de son protecteur, Trébonien Galle, qui s'empresse de proclamer auguste son fils Volusien. Étruscille disparaît du monnayage. Elle se retira dans la vie privée ou fut peut-être assassinée, l'Histoire ne le dit pas.
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